La démarche

Depuis ma première visite au Kirghizstan en avril 2014, petit pays d’Asie Centrale, j’ai été fasciné par l’espace de liberté qu’il propose au voyageur solitaire. Montagnes et pics vertigineux à tout va, vastes collines interminables parsemées de yourtes, il est un luxe particulier de traverser ce territoire de long en large, de campement en campement, à pied ou à cheval, profitant de pauses majestueuses au bord de lacs d’altitude.

 

On n’a qu’une seule envie, y retourner. Le Kirghizstan a bien gagné sa réputation de terre d’aventures, il séduit jour après jour les randonneurs et alpinistes occidentaux venus se mesurer à ses reliefs.Pris moi aussi au piège, j’y retourne pour la troisième fois en juillet 2015 et vais cette fois-ci apprendre à apprécier des moments de vie unique avec une famille kirghize, et découvrir grâce à elle les merveilles artisanales de la Route de la Soie.

 

J’ai fait la connaissance d’un collectif de femmes, dénommé« Kochkor Kutu », rassemblant une vingtaine de familles réunies dans plusieurs villages autour de la ville de Kochkor. Elles fabriquent à la main de nombreux articles essentiellement en soie et feutre de laine, travaillent de chez elles et regroupent leurs créations chez Nurbubu, Présidente de l’association.

 

J’ai eu l’idée d’acheter une partie de leurs produits afin de faire découvrir leur savoir-faire en France. Après une première tentative réussie, je fais maintenant régulièrement des allers-retours chez eux, toujours à l’affût de nouvelles trouvailles.
En ce qui concerne la partie financière, nous nous mettons d’accord sur un prix fixé en fonction des matières premières et des heures de travail sur chaque produit.